En cette période d’intense préparation militaire israélienne suite à l’horrible attaque terroriste du Hamas du 7 octobre, et d’activités diplomatiques tout aussi intenses autour de la crise humanitaire dans la bande de Gaza, une question cruciale s’est centrée sur le rôle de l’Égypte.
Pourquoi l’Égypte semble-t-elle hésitante à soulager la détresse humanitaire qui touche les civils palestiniens de l’autre côté de sa frontière avec Gaza, d’autant plus qu’il n’y a vraiment aucune alternative à l’aide du Caire à faire face à la crise ?
La réponse réside dans les propres défis de l’Égypte et dans la question de savoir si un pays confronté à de graves problèmes de sécurité et à des problèmes économiques peut constituer un refuge suffisant pour les autres. L’Égypte, aux côtés d’Israël, exerce un blocus sporadique sur Gaza depuis 16 ans, contenant la population majoritairement musulmane de l’enclave tandis que Le Caire fait face à sa propre menace insurrectionnelle dans la région. Elle doit s’inquiéter des complications politiques qui pourraient résulter d’un afflux massif de Palestiniens. Inévitablement, l’Égypte devra, dans un certain sens, changer de cap et traiter ceux qui vivent à quelques kilomètres de là comme des voisins en crise, plutôt que comme un problème à enfermer.
L’annonce mercredi selon laquelle Israël a accepté d’autoriser l’entrée d’un lot de fournitures humanitaires à Gaza depuis l’Égypte est certainement la bienvenue, car l’aide va enfin commencer à répondre à une situation extrêmement désastreuse sur le terrain. La pauvreté et la détresse socio-économique à Gaza constituaient déjà de graves problèmes avant cette guerre, avec plus de deux millions de personnes rassemblé...
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